Le 5inquième élément

 

L’
AROMA
THÉRAPIE

« Il n’y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile,
il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. »

 Dalaï-Lama

L’élément essentiel

Lors des mes expériences, j’ai pu constater que l’utilisation ciblée des huiles essentielles s’avérait extraordinairement et puissamment efficace. Génial ! N’est-ce pas ce que nous recherchions depuis des années ?

Après tant de déboires, nous voyions enfin l’ombre d’une solution à toutes ces infections répétitives. Mais pas seulement! Nous entrouvrions l’accès d’un nouvel univers. 

Il fallait que je saisisse le comment du pourquoi. A mon tour de comprendre ce nouvel univers.  Un univers particulier qui a pour origine le nom latin de … quinta essentia, l’élément essentiel, le 5ème élément [1.]. Je doute que Luc Besson soit l’initiateur de ce terme, toutefois le sens y est.

Le 5ème élément, cette huile essentielle est «l’esprit»… un esprit capturé dans l’air ou condensé par distillation [2]. Une distillation différente de celle des spiritueux (oui, très métaphorique tout ça!), une simple histoire de température. 

L’esprit embouteillé

Quel génie d’avoir réussi à isoler et embouteiller cet « esprit ». Tout débuterait, il y a plus de 6000 ans, au même moment que la création de la bière et de l’alambic (spiritueux, mon cher Watson!), en Mésopotamie. C’est ce fameux alambic (les mots alambic et alcool sont d’origine arabe) qui a permis d’extraire de son manteau végétal le condensé de nature: la quinta essentia, l’huile essentielle.

L’alambic, par combinaison de la combustion par le feu, l’évaporation de l’eau et la circulation de l’air, aide à extraire l’essentiel de notre terre, la terre qui restera un élément nourricier de la plante. Terre, Eau, Air, Feu et Huile essentielle, les 5 éléments sont réunis, la boucle est bouclée, la distillation à la vapeur d’eau est née! Luc Besson peut aller se coucher (avec tout le respect que je lui dois).  

L’aromatique et l’essentielle

Les hiéroglyphes égyptiens, les rouleaux chinois et la littérature ayurvédique rapportent que les médecins administraient des huiles aromatiques à leurs patients [3]. Plus de 700 substances étaient utilisées pour ces mêmes huiles dans la médecine traditionnelle chinoise et indienne entre 3000 et 2000 avant notre ère [4].

Il a fallut attendre la Grèce antique pour que nous soit révélée l’utilisation de différentes huiles essentielles pour la première fois, entre 500 et 400 avant JC [ref.], notamment celles intégrant le thym, le safran, la marjolaine, le cumin et la menthe poivrée.

L’identification des composants actifs

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la science s’immisce et les chimistes prouvent l’existence des composants actifs des plantes médicinales et parviennent à identifier de nombreuses substances telles que la caféine, la quinine, la morphine et l’atropine, aux effets biologiques spécifiques [5]. Les huiles essentielles venaient de prendre un nouvel essor.

Gattefosse, inventeur de l'aromatherapie

L’aromathérapie

Plus proche de nous, l’aromathérapie moderne a principalement obtenue ses lettres de noblesse grâce à Monsieur René Maurice Gattefossé, l’inventeur du mot « aromathérapie »! [6]. Chimiste de son état, il fit la découverte fortuite des effets antiseptiques et cicatrisants des huiles essentielles de lavande après avoir été accidentellement brûlé dans son laboratoire.

En appliquant, cette huile essentielle de lavande sur ces plaies infectées, il réussit à sauver son visage et ses mains de la gangrène. Ce sera le début de la belle histoire du pouvoirs thérapeutiques des plantes. 

Les principes actifs

Depuis, l’être humain n’a jamais eu de cesse d’explorer les vertus des plantes, pour finalement rassembler une centaine d’huiles essentielles thérapeutiques à l’efficacité redoutable. Nous avons la possibilité de tester, d’analyser et de détailler les composants de chaque extraction de plantes en laboratoire: les principes actifs [7] qui aident les plantes à se protéger, se développer, s’épanouir dans son environnement, pourquoi ne seraient-ils pas efficace pour nous, être humain?

Le nombre d’huiles essentielles thérapeutiques augmente régulièrement avec la découverte de nouveaux principes actifs  parmi les plantes du Globe, telles que ceux des huiles de Madagascar, pays au biotope “multiculturel ».  

Comment choisir les huiles essentielles les plus efficaces?

La base des huiles essentielles est bien sûr la plante elle-même. Afin de faire le distingo entre toutes les sortes de plantes, les botanistes ont eu la merveilleuse idée de les classifier de manière très précise par famille, espèce, sous-espèce, entre autres. Ces notions se révèlent importantes et nous aident à choisir la meilleure huile essentielle pour un symptôme ciblé.

Le thym, par exemple, se décline en plus de 300 espèces pouvant être regroupées selon la richesse en certains composants, nommée chémotypes ou carte d’identité végétale selon la concentration leurs principes actifs (les molécules aux pouvoirs thérapeutiques). Suivant sa localisation, le climat, l’altitude, ou la période de cueillette, le thym contiendra des concentrations différentes de principes actifs et donc des résultats thérapeutiques conforme à cet agencement moléculaire typique à chaque chémotype.

La partie végétale utilisée pour la confection de l’huile essentielle (l’organe producteur, non rien de cochon!) aura des principes actifs différents selon la partie du végétal sélectionné (feuilles, écorces, graines, fruits ou racines). 

L’importance de la technique

Comme je l’expliquais précédemment, la distillation à la vapeur d’eau est l’une des premières techniques efficaces pour extraire cette précieuse synergie. Le feu, l’évaporation de l’eau et la circulation de l’air, permet  l’extraction de l’huile essentielle.

La qualité et le maîtrise de ces quatre éléments  (Terre, Eau, Air, Feu) fourniront le niveau de qualité des huiles qui s’en écoulent.

D’autres procédés ont vu le jour plus récemment, qu’il est utile de connaître pour comprendre la qualité de leur production.

Une de ces techniques est la procédure par épuisement, moins noble que la distillation à la vapeur d’eau. Elle utilise des solvants volatils pour faciliter l’extraction. La teneur en solvants résiduels jusqu’à 3% du produit final limitera l’utilisation de ces huiles à l’olfactothérapie, …, en principe. Il est toujours bon de bien ouvrir l’oeil.

Un ultime procédé, très intéressant: l’extraction au CO2. Elle permet d’obtenir les huiles essentielles à plus basse température pour un rendement nettement plus élevé que la distillation à la vapeur. Cependant, l’atout principale de cette extraction réside dans la détection des molécules les plus pures, sans aucune trace d’autres substances comme les pesticides ou autres solvants. Vous vous en doutez, la qualité du produit issu de ce procédé est nettement supérieure.

Toutes ces techniques ne s’appliquent cependant pas aux les huiles essentielles concentrant le pouvoir des agrumes. Un autre moyen spécifique est l’expression à froid, par simple compression mécanique (attention aux doigts!).

La qualité, clé de voûte de son efficacité

La qualité des huiles essentielles est corrélée à l’origine géographique de la plante (une lavande aura généralement une teneur plus faible en principes actifs si elle est cultivée en Islande plutôt qu’en Provence), son biotope (son écosystème caractéristique) et la stricte observation du temps de distillation.

Par souci de rentabilité, certains producteurs augmentent la pression et diminue le temps de chauffe. Ce qui donne une huile encore impure et le recours aux produits chimiques devient indispensable pour atteindre une “pureté” commercialisable.

Ces huiles essentielles sont en général plus claires que leurs homologues bios et ont une odeur moins fine. Leurs propriétés s’en trouvent altérées et produisent des effets indésirables absents des produits les plus “nobles”.

Il est donc primordial de pouvoir nous orienter objectivement. Pour cela plusieurs sources d’informations peuvent nous y aider: 

La chromatographie

L’analyse chromatographique permet d’identifier avec précision la composition moléculaire d’une huile essentielle. Elle est utilisée en laboratoire afin de permettre aux producteurs de certifier la concentration de leurs huiles.

Certification bio

La production et la transformation des produits biologiques sont encadrées par une réglementation européenne depuis 1991 qui vise principalement le respect et la préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de la qualité de l’air et de l’eau et  exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM. 

Ce gage de qualité represente sur les emballages par les logos AB et Eurofeuille.

 

 

 

La puissance thérapeutique

La puissance des huiles essentielles est corrélée à l’origine géographique de la plante (une lavande aura généralement une teneur plus faible en principes actifs si elle est cultivée en Islande plutôt qu’en Provence), son biotope (son écosystème caractéristique) et la stricte observation du temps de distillation.

Plus le produit final sera doté d’une grande puissance, une quantité moindre sera nécessaire pour obtenir le résultat désiré. Cette puissance se traduit donc par sa grande efficacité.

Si nous revenons à notre exemple sur les antibiotiques (parmi tant d’autres exemples), la résistance provient de l’utilisation trop fréquente et parfois inadaptée que nous en avons fait. Elle comprend l’administration des antibiotiques contre les virus alors qu’ils ne combattent que les bactéries, un traitement incomplet et l’administration trop fréquente sur les animaux dont nous consommons les viandes, entre autres.

Ça ne s’arrête pas là. Ces antibiotiques s’attaquent également aux bactéries nécessaires à notre organisme, le microbiote qui contribue largement à renforcer notre système immunitaire. C’est bien malin de notre part d’avoir affaibli notre enfant à ce point. Je comprends à présent l’effet cocktail que son organisme à ingurgité pendant des années.

Ces médicaments n’utilisent qu’une seule molécule dont l’action se limite au pouvoir de cette seule molécule, alors que les principes actifs présents dans les huiles essentielles ont un éventail de molécules agissant de concert contre les agents extérieurs ou pathogènes et ne contribuent pas à la résistance des germes [8]. Et ce qui est génial, c’est que ces huiles essentielles “antibiotiques” ont également le pouvoir de s’attaquer au virus et ainsi éviter les surinfections. Bon sang, si je l’avais su avant…

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