L’ENDOMÉTRIOSE 

Depuis l’identification de la maladie, les chercheurs et les thérapeutes n’ont eu de cesse d’analyser, d’étudier les causes des symptômes de l’endométriose, pour aujourd’hui proposer des solutions innovantes telles que la thérapie hormonale, la nutrition, les soins alternatifs, la magnéto-thérapie ou encore l’endocrino-psychologie.

Le but de cet article est d’établir les liens entre ces différentes thérapies et la compréhension des causes sous-jacentes, afin de pouvoir s’orienter au mieux vers les solutions adéquates.

Qu’est-ce que l’endométriose?

Le terme endométriose désigne l’affection qui touche principalement l’endomètre. L’endomètre est un tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus, et qui se développe et se régénère régulièrement en réponse aux fluctuations hormonales naturelles du cycle menstruel.

Les niveaux d’œstrogènes augmentent pendant la première partie du cycle menstruel, ce qui stimule la croissance de l’endomètre en préparation d’une éventuelle grossesse. L’endomètre commence dès lors à produire des sécrétions riches en nutriments pour nourrir un éventuel embryon.

Si la grossesse ne se produit pas, les niveaux d’œstrogènes diminuent pour faire place à la progestérone, entraînant la desquamation de l’endomètre et la menstruation. 

Il arrive dans certains cas que les cellules de l’endomètre (glandes endométriales et de stroma) migrent à l’extérieur de l’utérus, sur les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie ou le rectum, par exemple.

Ces cellules continuent de répondre aux fluctuations hormonales du cycle menstruel, provoquant des saignements a l’extérieur de l’utérus et des inflammations chroniques: l’endométriose.

Cette maladie affecte malheureusement 2 à 8 % des femmes en âge de procréer et 30 % des femmes infertiles et peut provoquer des symptômes qui aggravent considérablement le bien-être, tels que des douleurs abdominales ou pelviennes intenses, un dysfonctionnement des organes de la cavité pelvienne (la vessie, le rectum et le vagin), l’infertilité et des problèmes cérébraux secondaires.

Plusieurs voies de réflexions ont été envisagées pour tenter de définir l’origine et les causes, notamment les menstruations rétrogrades, la dérégulation immunitaire, le déséquilibre hormonal, les facteurs environnementaux. 

La connaissance du mécanisme exact de l’origine et de la progression de cette maladie est importante pour le traitement approprié. 

Les menstruations rétrogrades 

Les personnes ayant des menstruations rétrogrades ont une partie des saignements qui circule vers le haut à travers les trompes de Fallope et dans la cavité abdominale et pelvienne. 

Les cellules endométriales présentent dans les saignements peuvent alors se déposer et se développer superficiellement sur le péritoine (la paroi abdominale qui recouvre l’estomac, la rate, les intestins et d’autres organes abdominaux), ou plus profondément dans les organes abdominaux ou pelviens. 

Le déséquilibre hormonal

La production de l’œstrogène et de la progestérone est initiée par des hormones produites dans l’hypophyse antérieure appelées hormones gonadotrophines. 

Celles-ci stimulent les ovaires pour, en temps normal, effectuer leurs fonctions reproductives ou endocriniennes et donc aider à contrôler la croissance de l’endomètre.

Si un déséquilibre s’installe, tel une augmentation de la synthèse des œstrogènes, du métabolisme et de la résistance à la progestérone, cela a pour effet une augmentation de la prolifération des cellules endométriales, et peut engendrer de l’inflammation, de la douleur et de l’infertilité

Rôle de l’œstrogène

L’œstrogène est l’hormone sexuelle féminine qui stimule la croissance de l’endomètre. Elle est produite par les ovaires durant les années de procréation. Les glandes surrénales et le tissu adipeux sécrètent également des œstrogènes en plus petite quantité. Le placenta (l’organe qui permet le partage des nutriments entre le parent et le fœtus) sécrète quant à lui des œstrogènes pendant la grossesse.

Les niveaux d’œstrogènes fluctuent tout au long du cycle menstruel et augmentent pendant la période de reproduction. Une fois libérés, les œstrogènes circulent dans le sang jusqu’à ce qu’ils atteignent les récepteurs hormonaux adéquats et enclenchent la croissance des cellules de l’endomètre.  

En cas de migration aléatoire de ces cellules, le processus sera toujours enclenché comme dans l’utérus et provoquera les mêmes mécanismes de menstruations. Étant donné leur localisation et leur reponse hormonale les conséquences du déclenchement du processus sont les saignements, inflammations et les douleurs.      

Influence de la progestérone

La progestérone est une autre hormone sexuelle féminine produite par les ovaires après l’ovulation et agit comme un antagoniste de l’œstrogène, c’est-à-dire qu’elle réduit les effets stimulants des œstrogènes sur l’endomètre. Elle favorise la maturation et la différenciation des cellules de l’endomètre, ce qui permet à l’endomètre de remplir sa fonction de manière normale et évite la croissance excessive.  

Des niveaux élevés d’œstrogènes peuvent donc contribuer au développement de la maladie, tandis que les progestatifs peuvent aider à prévenir ou à réduire les symptômes de l’endométriose. 

Une production anormale des hormones gonadotrophines, ordonnant la production des hormones ovariennes, peuvent également affecter indirectement la croissance de l’endomètre.

Les traitements pharmaceutiques hormonaux actuels de l’endométriose vise à bloquer les menstruations par une inhibition de la production des hormones à leur source (en partant  de l’hypothalamus, l’hypophyse et les ovaires) ou à éviter les règles en provoquant une transformation de l’endomètre et préparer l’utérus à  l’implantation de l’œuf, ce qui empêche la progression de la migration des cellules endométriosiques. 

Aujourd’hui, tous les médicaments hormonaux sont considérés comme le traitement pour améliorer les symptômes, reporter une intervention chirurgicale ou prévenir la récidive de la maladie post-chirurgicale. 

Dérégulation immunitaire 

Les cellules endométriales qui ont migré à l’extérieur de l’utérus sont considérées comme des cellules dysfonctionnelles qui stimulent de façon chronique le système immunitaire. 

Il est de plus en plus évident que l’inflammation chronique associée favorise la progression des métastases. À moins que le système immunitaire ne puisse détecter et éradiquer le tissu endométrial anormalement localisé, l’inflammation chronique peut entraîner un processus de mutations permanentes et non permanentes. 

Le rôle de l’hérédité

Plusieurs études ont identifié des gènes associés à l’endométriose. Les recherches ont notamment identifié des variations génétiques dans des gènes impliqués dans la régulation de l’inflammation, de la croissance cellulaire, de l’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) et du métabolisme hormonal.

L’une de ces études, menée sur des jumelles monozygotes, a également montré que l’endométriose avait une composante héréditaire, ce qui signifie que la maladie peut être transmise de génération en génération. 

L’impact de notre environnement

Certains facteurs environnementaux ont été analysés et considérés comme étant en relation avec l’endométriose :

L’exposition à des produits chimiques toxiques

Certaines substances chimiques peuvent altérer le fonctionnement normal du système endocrinien, qui est responsable de la régulation des hormones dans notre corps. Les perturbateurs endocriniens peuvent interférer avec la production, la libération, le transport, le métabolisme, la liaison ou l’élimination des hormones naturelles.

En effet, leur structure moléculaire est similaire à certaines hormones (les clés). Cette similarité leurs permet de se placer sur les récepteurs (les serrures) dédiés aux vraies hormones, ce qui a pour conséquence de bloquer l’action des hormones sur leurs cellules cibles, perturber la production, le transport, l’élimination ou la régulation d’une hormone ou de son récepteur.

Ces substances peuvent être présentes dans divers produits de consommation courante tels que les produits cosmétiques, les pesticides, les plastiques, les produits d’hygiène personnelle, les jouets en plastique, les canettes et emballages alimentaires, et jusque dans l’eau du robinet. 

De nos jours, il est possible de retrouver des hormones féminines, des drogues et du chlore dans l’eau du robinet

Les hormones féminines, telles que l’œstrogène, sont souvent utilisées dans les contraceptifs et les traitements hormonaux substitutifs. Ces hormones peuvent se retrouver dans l’eau après avoir été rejetées par les urines. Les usines de traitement de l’eau peuvent avoir du mal à éliminer complètement ces hormones, ce qui peut entraîner leur présence dans l’eau du robinet et de ce fait contribuer au déséquilibre hormonal et provoquer des menstruations précoces chez les jeunes filles, des cycles perturbés et d’autres conséquences liées à l’effet cocktail des substances retrouvées dans certaines eaux de robinet. 

Quels sont les traitements contre l’endométriose?

Chaque personne peut réagir différemment aux traitements et que ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Il est donc important de travailler avec un professionnel de la santé pour trouver le traitement qui convient le mieux à chaque personne. 

Les contraceptifs hormonaux, tels que la pilule contraceptive, le patch et l’anneau vaginal, peuvent aider à réduire les niveaux d’hormones telles que les œstrogènes, qui stimulent la croissance de l’endomètre et des lésions endométriosiques. Les traitements médicaux, tels que les médicaments qui bloquent la production d’œstrogènes, peuvent également aider à réduire les symptômes de l’endométriose. Enfin, la recherche continue est nécessaire pour mieux comprendre le rôle des hormones dans le développement de la maladie et pour développer des traitements plus efficaces.

Les traitements médicaux

A l’heure actuelle, il existe des options médicales contre l’endométriose pour soulager la douleur et l’inflammation, ainsi que pour réguler les menstruations. 

  • Analgésiques : Les analgésiques, tels que l’ibuprofène et le paracétamol, peuvent aider à soulager la douleur associée à l’endométriose.
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Les AINS, tels que l’ibuprofène et le naproxène, peuvent aider à réduire l’inflammation et la douleur associées à l’endométriose.
  • Hormonothérapie : Les hormones peuvent être utilisées pour réduire la croissance du tissu endométrial. Les médicaments hormonaux peuvent être utilisés pour réguler les niveaux d’œstrogène et de progestérone, réduisant ainsi la croissance excessive de l’endomètre. Les options comprennent les pilules contraceptives, les progestatifs, les agonistes de la gonadolibérine (GnRH) et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERM).
  • Chirurgie : Si les traitements médicamenteux ne sont pas efficaces, une intervention chirurgicale peut être envisagée pour éliminer le tissu endométrial. Il peut s’agir d’une laparoscopie ou d’une laparotomie, selon l’étendue de la maladie.
  • Hystérectomie : Une hystérectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever l’utérus, ce qui élimine l’endomètre. Cependant, cette procédure est généralement réservée aux cas graves et peut avoir des implications majeures pour la santé reproductive.

Les traitements médicaux pour les problèmes d’endomètre peuvent avoir des effets secondaires, tels que des bouffées de chaleur, des sautes d’humeur, des nausées et des maux de tête. Il est important de discuter de tous les effets secondaires possibles avec un professionnel de la santé avant de commencer un traitement.

Les remèdes alternatifs 

En plus des traitements médicaux, il est conseillé d’utiliser des techniques naturelles pour aider à gérer les symptômes de l’endométriose. Cela peut inclure la micronutrition, la phytothérapie et la gemmothérapie pour réduire l’inflammation, les exercices de relaxation pour réduire le stress et des techniques de gestion de la douleur telles que l’acupuncture et le yoga.

Cependant, il est important de noter que ces approches ne sont pas des traitements curatifs et ne doivent pas remplacer les traitements médicaux. 

L’alimentation contre l’inflammation 

Une alimentation saine et équilibrée sera toujours bénéfique et peut aider à réduire l’inflammation et à soutenir le système immunitaire en prévention et en soutien aux traitements médicaux. 

Augmenter ses apports en aliments anti inflammatoires et limiter les aliments pro inflammatoires permet de diminuer progressivement l’inflammation et agir sur les douleurs inflammatoires, certaines douleurs digestives, la fatigue, les nausées.

Il est recommandé de consommer des aliments riches en nutriments tels que les légumes, les fruits, les grains entiers, les noix et les graines, tout en évitant les aliments transformés et riches en sucre.

Les aliments anti-inflammatoires sont des aliments qui contiennent des composés bioactifs qui peuvent aider à réduire l’inflammation dans le corps. Ils peuvent aider à prévenir ou à réduire les douleurs articulaires, les maladies inflammatoires chroniques, l’arthrite, le diabète, les maladies cardiaques, la maladie d’Alzheimer et certains types de cancer.

Les légumes verts à feuilles 

Ces légumes verts sont riches en composés phytochimiques, en vitamines, en minéraux et en fibres qui aident à réduire l’inflammation. En les incluant régulièrement dans l’alimentation, ils améliorent la santé et réduisent le risque de maladies inflammatoires chroniques. 

Les légumes verts à feuilles sont les épinards, le chou kale, la roquette, la bette à carde, la laitue, la mâche, le brocoli, le chou, chou frisé, épinards de Nouvelle-Zélande, cresson, chou-rave, chou de Bruxelles, feuilles de navet, chicorée, endive, feuilles de moutarde, feuilles de blette, feuilles de pissenlit, feuilles de betterave, feuilles de chou-rave, etc.

Les fruits

Ces fruits sont riches en antioxydants, en vitamines et en minéraux, qui aident à réduire l’inflammation dans le corps. Il est recommandé de manger au moins deux portions de fruits par jour pour maintenir une alimentation équilibrée et bénéficier des propriétés anti-inflammatoires des fruits.

Ces aliments sont les baies (fraises, framboises, myrtilles, mûres, groseilles, cassis), les agrumes (citrons, oranges, pamplemousses, mandarines), les pommes, les poires, les prunes, raisins, grenades, ananas, papayes, kiwis, melons (pastèque, cantaloup, melon d’eau), avocats, bananes, cerises, prunes, mangues, figues, raisins secs, etc. 

Les légumineuses

Ces légumineuses sont riches en protéines végétales, en fibres, en vitamines et en minéraux, qui aident à réduire l’inflammation dans le corps. Il est recommandé de manger au moins deux à trois portions de légumineuses par semaine pour maintenir une alimentation équilibrée et bénéficier des propriétés anti-inflammatoires des légumineuses.

Cette source de bénéfices peuvent se retrouver dans les lentilles, les pois chiches, les haricots rouges, les haricots noirs, les pois cassés, fèves, soja (tofu, tempeh, edamame), pois mange-tout, pois sucrés, arachides, etc.

Les noix et les graines

Ces noix et graines sont riches en acides gras oméga-3, en antioxydants, en vitamines et en minéraux, qui aident à réduire l’inflammation dans le corps. Il est recommandé de consommer une poignée de noix ou de graines par jour pour bénéficier de leurs propriétés anti-inflammatoires.

Les amandes, les noix de cajou, les noix du Brésil, les graines de tournesol, les graines de chia, les graines de lin, etc, permettront à stabiliser nos apports.  

Les épices et les herbes

Ces épices et herbes sont riches en antioxydants, en composés phytochimiques et en huiles essentielles, qui aident à réduire l’inflammation dans le corps. Il est recommandé d’ajouter des herbes et des épices à l’alimentation pour bénéficier de leurs propriétés anti-inflammatoires et pour donner plus de saveurs aux plats.

La liste non exhaustive des epices et herbes: le curcuma, le gingembre, le romarin, le thym, l’ail, l’oignon, le poivre noir, cannelle, origan, basilic, menthe, persil, safran, piment de Cayenne, cardamome, clou de girofle, fenugrec, aneth, coriandre, estragon, laurier, sauge, etc.

Les poissons gras

Ces poissons gras tels que le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, sardines, truite, anchois, makaire, flétan, omble chevalier, etc. sont riches en acides gras oméga-3, qui ont des propriétés anti-inflammatoires et aident à réduire l’inflammation dans le corps. 

Les acides gras oméga-3 sont également importants pour la santé cardiaque, la santé du cerveau et le maintien de l’équilibre hormonal. Il est recommandé de manger du poisson gras au moins deux fois par semaine pour bénéficier des propriétés anti-inflammatoires des acides gras oméga-3.

Les huiles anti-inflammatoires

Riches en acides gras oméga-3 et en antioxydants, les huiles ont des propriétés anti-inflammatoires. Il est important de ne pas consommer ces huiles en excès car elles sont riches en calories et peuvent entraîner une prise de poids si elles sont consommées en grande quantité.

Les meilleures huiles anti-inflammatoires: huile d’olive, huile de noix de coco, huile d’avocat, huile d’olive extra-vierge, huile de lin, huile de noix, huile de colza (ou huile de canola), huile d’avocat, huile de noisette, huile de sésame, huile de germe de blé, huile de poisson (huile de foie de morue, huile de saumon), huile de krill, etc.

Le thé vert

Le thé vert est une boisson riche en polyphénols, en antioxydants puissants aux pouvoirs anti-inflammatoires. 

Les catéchines présentes dans le thé vert ont des propriétés anti-inflammatoires, qui aide à:

  • réduire le risque de maladies cardiaques en réduisant l’inflammation et en améliorant la fonction endothéliale, qui est la capacité des vaisseaux sanguins à se dilater et à se contracter.
  • améliorer la fonction cérébrale, la fonction cognitive et réduire le risque de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer.
  • réduire le risque de certains types de cancer, en particulier le cancer du sein, du côlon, de la prostate et du poumon.

Les compléments alimentaires essentiels pour combattre l’endométriose

Il n’y a pas de liste complète de compléments alimentaires contre l’endométriose qui aient été scientifiquement prouvés pour traiter efficacement cette maladie. Cependant, certaines études ont suggéré que certains compléments alimentaires pourraient aider à réduire les symptômes de l’endométriose ou à améliorer la santé générale des femmes atteintes de cette maladie.

Voici quelques compléments alimentaires qui ont été étudiés pour leur effet sur l’endométriose :

L’huile d’onagre : Elle contient de l’acide gamma-linolénique, un acide gras qui peut aider à réduire l’inflammation et les douleurs liées à l’endométriose.

La vitamine D : Cette vitamine est importante pour la santé des os, mais elle peut également aider à réduire l’inflammation et à améliorer la fonction immunitaire. Certaines études ont suggéré que les femmes atteintes d’endométriose ont des niveaux de vitamine D plus faibles que les femmes sans la maladie.

Les probiotiques : Ils peuvent aider à maintenir l’équilibre des bactéries intestinales et à réduire l’inflammation dans le corps, ce qui pourrait être bénéfique pour les femmes atteintes d’endométriose.

Les acides gras oméga-3 : Ils sont connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et peuvent aider à réduire les douleurs liées à l’endométriose.

Il est important de noter que la prise de compléments alimentaires ne doit pas remplacer un traitement médical approprié pour l’endométriose. Les femmes atteintes de cette maladie devraient toujours discuter avec leur médecin des options de traitement les plus appropriées pour leur situation individuelle.

Les 5 huiles essentielles en cas d’endométriose

La phytothérapie peut être utile pour soulager les symptômes de l’endométriose en réduisant l’inflammation, en régulant les hormones et en renforçant le système immunitaire.

Voici quelques plantes qui sont souvent utilisées en phytothérapie pour le traitement de l’endométriose :

Gattilier : Le gattilier est une plante qui est souvent utilisée en phytothérapie pour réguler les hormones féminines et pour soulager les douleurs menstruelles. Elle peut également aider à réduire l’inflammation et à stimuler le système immunitaire.

Curcuma : Le curcuma est une épice couramment utilisée en cuisine, mais aussi en phytothérapie pour ses propriétés anti-inflammatoires. Il peut aider à réduire l’inflammation associée à l’endométriose et à soulager la douleur.

Racine de réglisse : La racine de réglisse est une plante qui est souvent utilisée en phytothérapie pour ses propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques. Elle peut aider à soulager les crampes abdominales et les douleurs associées à l’endométriose.

Huile d’onagre : L’huile d’onagre est riche en acides gras essentiels qui peuvent aider à réguler les hormones et à réduire l’inflammation. Elle est souvent utilisée en phytothérapie pour soulager les douleurs menstruelles et les symptômes de l’endométriose.

Chardon-Marie : Le chardon-Marie est une plante qui est souvent utilisée en phytothérapie pour soutenir la fonction hépatique et pour réduire l’inflammation. Il peut également aider à réguler les hormones et à stimuler le système immunitaire.

La phytothérapie doit être utilisée avec précaution, car certaines plantes peuvent avoir des effets secondaires indésirables ou interagir avec des médicaments. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé qualifié avant de commencer tout traitement à base de plantes.

Les 4 bourgeons contre l’endométriose en gemmothérapie

Cette méthode thérapeutique utilise les bourgeons et les jeunes pousses des plantes pour traiter divers problèmes de santé, y compris l’inflammation. 

Les bourgeons et les jeunes pousses contiennent une grande quantité de principes actifs, tels que des flavonoïdes, des acides phénoliques et des vitamines, qui ont des propriétés anti-inflammatoires :

  • Bourgeons de framboisier : Les bourgeons de framboisier sont utilisés en gemmothérapie pour réguler les hormones féminines et pour réduire l’inflammation. Ils sont également utiles pour soutenir la santé reproductive des femmes.
  • Bourgeons d’aubépine : Les bourgeons d’aubépine sont connus pour leur effet calmant sur le système nerveux. Ils sont également utilisés en gemmothérapie pour réguler le rythme cardiaque et pour réduire l’inflammation.
  • Bourgeons de chêne : Les bourgeons de chêne ont des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques qui peuvent aider à soulager la douleur et l’inflammation associées à l’endométriose.
  • Bourgeons de viorne : Les bourgeons de viorne ont des propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques qui peuvent aider à soulager les douleurs abdominales et les crampes associées à l’endométriose.

Les extraits de gemmothérapie sont généralement disponibles sous forme de gouttes ou de sirops. Il est important de noter que la gemmothérapie doit être utilisée avec précaution, car certaines plantes peuvent avoir des effets secondaires indésirables ou interagir avec des médicaments. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé qualifié avant de commencer tout traitement à base de gemmothérapie.

Exercice physique

L’exercice régulier peut aider à réduire l’inflammation et à soulager les douleurs menstruelles. Des activités telles que la marche, le yoga et la natation sont particulièrement bénéfiques.

Les revues et magazines « Fertility and Sterility », « Journal of Endometriosis and Pelvic Pain Disorders » ont révélé les bienfaits du sport en général pour les femmes atteintes d’endométriose, notamment :

Réduction de la douleur : Le sport stimule la production d’endorphines, des hormones naturelles qui agissent comme des analgésiques naturels.

Amélioration de l’humeur : Le sport peut également aider à améliorer l’humeur en libérant des endorphines et d’autres substances chimiques dans le cerveau qui peuvent aider à réduire le stress, l’anxiété et la dépression.

Réduction de l’inflammation : L’exercice régulier peut aider à réduire l’inflammation dans le corps.

Amélioration de la santé cardiovasculaire : Le sport peut aider à améliorer la santé cardiovasculaire, ce qui peut être bénéfique pour les femmes atteintes d’endométriose car certaines recherches ont suggéré qu’elles ont un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires que les femmes sans la maladie.

Ces résultats suggèrent que l’exercice physique peut être bénéfique pour les femmes atteintes d’endométriose en réduisant la douleur, la fatigue et d’autres symptômes de la maladie. Cependant, il est important de noter que chaque cas d’endométriose est unique et que les femmes atteintes de cette maladie devraient toujours consulter leur médecin pour discuter des options de traitement les plus appropriées pour leur situation individuelle.

Thérapies complémentaires

Plusieurs études scientifiques publiees dans « Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine », « Journal of Pain Research »,  ont examiné l’efficacité de l’acupuncture dans la gestion des symptômes, la douleur chronique provoquees par l’endométriose. Des effets positifs significatifs sur la douleur pelvienne et les autres symptômes de l’endométriose chez les femmes atteintes de la maladie.

Les médecines traditionnelles

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) et l’ayurveda, qui est une forme de médecine traditionnelle indienne, ont toutes deux des approches différentes de l’endométriose par rapport à la médecine occidentale moderne.

Dans l’ensemble, les approches de la MTC et de l’ayurveda pour l’endométriose sont basées sur une compréhension globale de la santé et du bien-être, en mettant l’accent sur l’harmonie et l’équilibre du corps, de l’esprit et de l’environnement. Bien que ces approches puissent ne pas convenir à tout le monde, elles peuvent être utiles en tant que compléments aux traitements médicaux occidentaux et peuvent aider les personnes atteintes d’endométriose à gérer leur douleur et à améliorer leur qualité de vie.

Selon la MTC, l’endométriose est considérée comme une stagnation du Qi (énergie vitale) et du Sang (flux sanguin) dans la région du bas-ventre, provoquant une accumulation de tissus dans cette zone. Cette stagnation peut être causée par un déséquilibre dans le fonctionnement des organes reproducteurs et/ou par une perturbation de la circulation sanguine et énergétique. Les symptômes de l’endométriose, tels que la douleur, peuvent être attribués à cette stagnation.

Le traitement de l’endométriose selon la MTC vise à éliminer la stagnation du Qi et du Sang, à équilibrer les fonctions des organes reproducteurs et à favoriser une circulation sanguine et énergétique saine dans la région du bas-ventre. Les traitements comprennent des herbes médicinales chinoises, des massages et des techniques d’acupuncture.

En MTC, les traitements peuvent également inclure des exercices de Qi Gong et de Tai Chi, ainsi que des changements de régime alimentaire pour aider à réduire l’inflammation et la douleur. Les aliments recommandés pour l’endométriose selon la MTC comprennent des légumes verts, des fruits frais, des céréales complètes, des haricots et des lentilles, des herbes et des épices comme le curcuma et le gingembre, ainsi que des protéines maigres comme le poulet et le poisson.

L’ayurveda, quant à elle, considère l’endométriose comme une accumulation de toxines (ama) dans le corps, qui peuvent être causées par une alimentation inappropriée, un stress émotionnel et physique, et une perturbation des fonctions des organes reproducteurs. Les toxines s’accumulent dans les tissus du corps et créent des obstructions, qui perturbent la circulation sanguine et énergétique.

L’excès de l’énergie Vata dans le corps peut causer des douleurs et des déséquilibres hormonaux. Des herbes comme le curcuma, le fenugrec, l’ashwagandha et la réglisse peuvent être utilisées pour réduire l’inflammation et soulager la douleur. Les massages à l’huile chaude et les bains de vapeur à base de plantes peuvent également aider à stimuler la circulation sanguine et lymphatique dans le bas-ventre, ce qui peut aider à réduire la stagnation de l’énergie et du sang et à soulager les symptômes de l’endométriose.

Il est important de noter que ces approches de la MTC et de l’ayurveda ne remplacent pas les traitements médicaux occidentaux, mais peuvent être utilisées en complément de ces traitements pour aider à soulager les symptômes et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’endométriose. Il est également crucial de consulter un professionnel de la MTC ou de l’ayurveda avant d’essayer tout traitement alternatif pour l’endométriose.

L’endométriose est souvent associée à d’autres maladies, telles que :

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) : Les femmes atteintes d’endométriose ont plus de risques de développer le SII, qui se caractérise par des douleurs abdominales, des ballonnements, des gaz et des changements dans les habitudes intestinales.

La fibromyalgie : Les femmes atteintes d’endométriose ont également un risque plus élevé de développer la fibromyalgie, qui se caractérise par des douleurs musculaires et articulaires chroniques, de la fatigue et des troubles du sommeil.

L’adénomyose : Cette maladie est similaire à l’endométriose, mais elle se produit lorsque les tissus de l’endomètre pénètrent dans la paroi musculaire de l’utérus. Les femmes atteintes d’endométriose ont un risque plus élevé de développer également l’adénomyose.

La dysfonction sexuelle : Les femmes atteintes d’endométriose peuvent également éprouver des problèmes sexuels, tels que la douleur pendant les rapports sexuels, la baisse de libido et les difficultés à atteindre l’orgasme.

Il est important de souligner que toutes les femmes atteintes d’endométriose ne développent pas nécessairement ces maladies associées, et que le traitement de l’endométriose peut souvent aider à améliorer les symptômes associés à ces maladies.

Les troubles de la fertilité : L’endométriose peut entraîner des problèmes de fertilité chez certaines femmes, en raison de la présence de tissus endométriaux anormaux dans les trompes de Fallope et autour des ovaires. Cela peut entraîner des cicatrices et des obstructions, ce qui peut empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule et de fertiliser l’œuf. Environ 30 à 50 % des femmes atteintes d’endométriose éprouvent des difficultés à concevoir.

Les troubles de l’humeur : Les femmes atteintes d’endométriose sont plus susceptibles de souffrir de dépression, d’anxiété et de stress, en raison de la douleur chronique et des effets négatifs sur leur qualité de vie.

Les maladies auto-immunes : Certaines études ont suggéré que les femmes atteintes d’endométriose ont un risque plus élevé de développer des maladies auto-immunes, telles que la sclérose en plaques, la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde. Cependant, la nature exacte de cette association n’est pas encore bien comprise.

Il est important de consulter un médecin si vous souffrez de symptômes d’endométriose, afin de recevoir un diagnostic et un traitement appropriés.

Les allergies et l’hypersensibilité : Les femmes atteintes d’endométriose peuvent également être plus sensibles aux allergènes et avoir des réactions allergiques plus intenses.

Les troubles thyroïdiens : Il a été suggéré que les femmes atteintes d’endométriose ont un risque plus élevé de développer des troubles thyroïdiens, tels que l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Cependant, la nature exacte de cette association n’est pas encore bien comprise.

Les douleurs chroniques : En plus de la douleur pelvienne chronique associée à l’endométriose, les femmes atteintes peuvent également souffrir de douleurs chroniques dans d’autres parties du corps, telles que le dos, les jambes et les bras.

Les troubles gastro-intestinaux :  tels que des ballonnements, des douleurs abdominales, de la constipation, de la diarrhée et des nausées.

Les troubles urologiques : L’endométriose peut également affecter les voies urinaires et causer des douleurs ou des brûlures lors de la miction, des envies fréquentes d’uriner et une incontinence.

Les maladies cardiovasculaires : Certaines études ont suggéré que les femmes atteintes d’endométriose pourraient être plus susceptibles de développer des maladies cardiovasculaires, telles que des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. Cependant, la nature exacte de cette association n’est pas encore bien comprise.

Les naturopathes et Endométriose

Selon la naturopathie, l’endométriose est considérée comme un déséquilibre du système hormonal et immunitaire, qui peut être influencé par plusieurs facteurs, notamment l’alimentation, le mode de vie et le stress émotionnel. Les praticiens de la naturopathie cherchent à identifier et à traiter les causes sous-jacentes de l’endométriose, plutôt que de simplement traiter les symptômes.

Voici quelques-unes des approches que les naturopathes peuvent recommander pour aider à traiter l’endométriose :

Alimentation saine : Les naturopathes recommandent souvent une alimentation riche en nutriments, composée d’aliments entiers, frais et biologiques. Ils peuvent également recommander de réduire la consommation d’aliments transformés, de sucres raffinés, d’aliments riches en graisses saturées et en gras trans, et d’aliments inflammatoires comme le gluten, les produits laitiers et les viandes rouges.

Suppléments : Les naturopathes peuvent recommander des suppléments pour aider à réduire l’inflammation, soutenir le système immunitaire et l’équilibre hormonal, tels que les oméga-3, la vitamine D, les probiotiques et les antioxydants, la vitamine B6, le magnésium, le zinc et le curcuma.

Herbes et plantes médicinales : Certaines herbes et plantes médicinales peuvent aider à réduire l’inflammation et à soutenir le système hormonal, comme le gattilier (agnus castus), le curcuma, le gingembre, la camomille, le chardon-Marie et le pissenlit.

L’acupuncture : L’acupuncture peut aider à réduire la douleur et l’inflammation associées à l’endométriose en stimulant certains points d’acupuncture sur le corps.

Gestion du stress : Les naturopathes peuvent recommander des techniques de gestion du stress, telles que la méditation, le yoga, la respiration profonde et la thérapie cognitivo-comportementale pour aider à réduire les niveaux de stress émotionnel, qui peuvent aggraver les symptômes de l’endométriose.

 

La magnétothérapie comme complément de soins

La magnétothérapie est une méthode de traitement alternative qui utilise des champs magnétiques pour traiter divers problèmes de santé. Les champs magnétiques aident à stimuler les cellules et les tissus du corps, améliorer la circulation sanguine et réduire l’inflammation. Cette méthode est souvent utilisée pour traiter les douleurs chroniques, les troubles du sommeil et d’autres problèmes de santé.

Une étude publiée dans la revue « Bioelectromagnetics » en 2018 a révélé que l’application d’un champ magnétique pulsé à basse fréquence sur la zone pelvienne pendant quatre semaines avait permis de réduire les douleurs liées à l’endométriose chez les femmes atteintes de cette maladie.

Une autre revue a permis de mettre en évidence les bienfaits de champs magnétiques appliqués sur les patients souffrant de douleur pelvienne chronique. Les découvertes sur les effets bénéfiques de la thérapie électromagnétique offrent une nouvelle alternative thérapeutique potentiellement valable pour la prise en charge des patients. 

Certains des risques potentiels de la magnétothérapie comprennent les interactions avec les dispositifs médicaux implantés, tels que les pacemakers ou les stimulateurs cardiaques, ainsi que les effets secondaires tels que les maux de tête, les nausées et les étourdissements. Il est donc important de discuter avec un professionnel de la santé avant d’utiliser la magnétothérapie pour traiter l’endométriose.

L’endocrino-psychologie comme thérapie contre l’endométriose

L’endocrino-psychologie est un domaine interdisciplinaire qui étudie l’interaction entre le système endocrinien (les hormones) et le comportement humain. Il s’agit d’un domaine qui explore le mode de fonctionnement des hormones et leur impact sur les émotions, la cognition et les comportements, ainsi que leur influence sur l’apparition de déséquilibres internes ou de maladies comme l’endométriose. 

Les recherches en endocrino-psychologie peuvent aider à mieux comprendre les mécanismes biologiques qui sous-tendent les troubles et à développer de nouvelles approches de traitement. 

La maladie hormono-dépendante qu’est l’endométriose, dont les symptômes sont étroitement liés aux fluctuations hormonales dans le corps, peut être soulagée associant des stratégies pour mieux gérer les fluctuations hormonales et les symptômes associés et à mieux gérer les effets secondaires des traitements médicaux. 

Par exemple, les femmes peuvent ressentir des effets secondaires tels que la fatigue, l’insomnie ou des sautes d’humeur en raison de certains médicaments. L’endocrino-psychologie peut aider à identifier ces symptômes et à développer des stratégies pour les gérer de manière efficace.

L’une des stratégies de l’endocrino-psychologie utilise également les techniques de magnétothérapie au travers d’un générateur d’ondes électromagnétiques pulsées à haute fréquence pour aider à rééquilibrer le métabolisme de la patiente. 

Il est important de noter que l’endocrino-psychologie ne remplace pas les traitements médicaux traditionnels pour l’endométriose, mais peut être utilisée comme un complément pour aider les femmes à mieux gérer la maladie. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent bénéficier de consulter un praticien en endocrino-psychologie pour obtenir un soutien et des conseils supplémentaires pour mieux gérer leur maladie.

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